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Quelques informations sur les arboviroses


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Le mot "arbovirose" signifie : maladie dont l’agent causal est un virus transmis par un arthropode (insectes et acariens notamment).

La dengue, le zika et le chikungunya sont des maladies virales qui ressemble la plupart du temps à une grippe mais sans les symptômes respiratoires (toux, écoulements du nez...)

Le symptôme principal de la dengue est une fièvre forte et soudaine, souvent accompagnée de douleurs derrière les yeux. Un cortège d’autres symptômes peuvent aussi apparaître, avec des conséquences parfois mortelles.
C’est donc une maladie à prendre au sérieux.

Si l’on pense avoir la dengue, il ne faut utiliser que des médicaments à base de paracétamol pour calmer les symptômes et ne pas utiliser d’aspirine et d’anti-inflammatoire (ibuprofène).

D’un point de vue épidémiologique, la dengue peut être due à quatre virus. Quatre types de dengue circulent en effet dans le monde, qui causent les mêmes symptômes dont ceux des dengues sévères.

Ce document détaille différents aspects de l’épidémie de dengue de type 1 survenue en 2001. Ce type d’épidémie survient régulièrement en Polynésie française.

La dengue de type 1 a circulé à bas bruit depuis cette période dans le Pays, avec une recrudescence du nombre de cas en 2006.

Le Pays a ensuite connu en 2009 une épidémie de dengue de type 4.

Des cas de dengue des types 1 et 3 ont été détectés en février 2013, et la maladie s’est propagée petit à petit à différentes îles depuis cette date. La dengue de type 1 continue à sévir en 2015.

Une épidémie de zika, autre maladie transmise par les moustiques, a été détectée dans le Pays en octobre 2013. Cette maladie se caractérise le plus souvent par une fièvre modérée, une éruption cutanée, les yeux rouges et des douleurs ou des gonflements dans les articulations. Elle est encore mal connue. La maladie disparaît d’elle même dans la grande majorité des cas. L’abondance des cas survenus a cependant permis de détecter des complications neurologiques probables de cette maladie, qui ne surviennent heureusement que rarement. Parmi ces complications figure le syndrome de Guillain-Barré, comportant notamment une paralysie plus ou moins complète, réversible, mais parfois après plusieurs mois de rééducation. L’épidémie de zika s’est terminée en mars 2014.

Le chikungunya est une autre arbovirose qui avait d’abord été observée en Polynésie française à travers un cas ponctuel en mai 2014. Une épidémie de grande ampleur a démarré en octobre de la même année et s’est poursuivie jusqu’en mars 2015. Cette maladie cause des symptômes similaires à ceux de la dengue, mais avec des douleurs articulaires plus importantes et pouvant parfois persister plusieurs mois. Le chikungunya a aussi commencé à circuler aux Antilles en décembre 2013 et continue à se propager depuis dans divers pays d’Amérique Centrale et du Sud. Le virus avait été détecté en 2011 et 2013 en Nouvelle-Calédonie où il n’était pas parvenu à s’étendre. Une cinquantaine de cas importés de Polynésie y ont aussi été detecté en 2014-15, mais encore une fois la maladie ne s’est pas implantée.

L’arrivée dans le Pays d’une dengue d’un nouveau type ou d’une autre arbovirose (le zika et le chikungunya ne sont pas les seules autres arboviroses possibles) a lieu quand des personnes contractent la maladie dans un autre pays et (re)viennent au Pays pendant la phase de virémie (pendant la maladie), ou lors de la phase d’incubation avant la maladie. Ces « porteurs » peuvent aussi ne pas être malades mais véhiculer les virus quand même (patients asymptomatiques). Les moustiques locaux piquent alors la personne porteuse et propagent ensuite la maladie à d’autres personnes, qui, elles-mêmes, continuent aussi à la propager. Les cas se multiplient de cette manière pour aboutir à des épidémies.
Il est donc particulièrement important que les personnes porteuses soient détectées au plus tôt afin que des mesures de protection individuelle et de lutte contre les moustiques puissent être prises rapidement. C’est ce qui s’est passé lors de la détection du cas de chikungunya de mai 2014, mais nous n’avons pas eu cette chance en octobre où la maladie avait déjà commencé sa dissémination lors de sa détection.
Il est aussi très important que le moins possible de moustiques circulent, car plus il y a de moustiques et plus est élevée la probabilité qu’une nouvelle personne porteuse soit piquée et commence à disséminer la maladie qu’elle porte.


Liens informatifs :

- La situation de la maladie dans les zones avec qui nous avons des relations étroites est souvent liée à la nôtre, aussi il peut être intéressant de consulter l’actualité de la dengue et du chikungunya en Nouvelle-Calédonie sur le site de la DASS.

- Un bulletin actualisé résumant l’état de la transmission du chikungunya aux Antilles est consultable sur cette page

- La page consacrée à la dengue sur le site de l’Institut Louis Malardé

- Des informations sur la dengue proposées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

- D’autres informations par le Center of Disease Control (mais en anglais)

titre documents joints

L’épidémie de dengue de 2001 en Polynésie française

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