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Foire aux questions


LES MOUSTIQUES ET LEURS GITES (voir aussi net.pf)
LES RUCHES (voir aussi net.pf)
LES INSECTICIDES (voir aussi net.pf)
LES OPÉRATIONS DE LUTTE A GRANDE ÉCHELLE (lutte de masse) (voir aussi net.pf)
LES ACTIONS DE PREVENTION (voir aussi net.pf)
LES AUTRES TECHNIQUES DE LUTTE CONTRE LES MOUSTIQUES (voir aussi net.pf)
LES MALADIES LIEES AUX MOUSTIQUES (voir aussi net.pf)
LA DENGUE (voir aussi net.pf)
LA FILARIOSE (voir aussi net.pf)
LE PALUDISME (voir aussi net.pf)

LES MOUSTIQUES ET LEURS GITES

-  A quoi servent les moustiques ?

Comme toutes les espèces vivantes, les moustiques jouent un rôle dans les écosystèmes. Ils servent de proie à d’autres espèces, leurs larves consomment des microorganismes et peuvent contribuer à épurer certains milieux. La transmission de pathogènes contribue aussi à réguler les populations de certains animaux (les moustiques ne piquent pas forcément que l’homme). Cependant, les caractéristiques des lieux de développement d’Aedes aegypti (gîtes à moustiques d’origine humaine, très pauvre en tout autre faune) permettent de considérer que sa disparition ne serait pas très dommageable aux écosystèmes naturels. Des actions très fortes à une autre époque ont ainsi permis son élimination dans un certain nombre de pays d’Amérique du Sud sans que la suppression de cette espèce ait provoqué d’impact sensible sur le milieu naturel. Aedes aegypti a depuis largement recolonisé ces pays.


-  Quels moustiques transmettent la dengue, le zika et le chikungunya ?

L’espèce Aedes aegypti est considérée comme la plus répandue dans les zones habitées et donc probablement vecteur prépondérant de la dengue, du zika et du chikungunya. C’est un moustique qui pique de l’aube au crépuscule (inclus). L’espèce Aedes polynesiensis, plus rurale, participe aussi à la transmission de la dengue. Son rôle dans la transmission du zika et du chikungunya est probable mais pas encore confirmé en milieu naturel.

-  J’ai des problèmes de moustiques, que dois-je faire ?

Chercher les gîtes à moustiques dans la maison et autour. C’est souvent là qu’ils se développent.

Une liste de points à vérifier pourra vous aider à les détecter.


-  Pourquoi faut-il supprimer les gîtes à moustiques toutes les semaines ?

Parce que c’est le temps que prennent les larves de moustiques pour se développer de l’œuf à l’adulte. Si on attend plus longtemps, les moustiques ont le temps de devenir adultes, et donc de s’envoler avant qu’on supprime leur gîte.


-  A qui dois-je signaler un gîte à moustique que mon voisin ne veut pas éliminer ?

Il est préférable de contacter la municipalité.

-  J’ai une carcasse de voiture chez moi, comment est-ce que je peux m’en débarrasser ?

Il est préférable de contacter la municipalité qui organise le ramassage des carcasses de véhicules dont l’élimination sera ensuite gérée par la Direction de l’Environnement


-  Pourquoi est-ce qu’on lutte contre les moustiques alors que ce sont des créatures de Dieu ?

Les pouvoirs publics ont adopté l’option de se baser sur les connaissances scientifiques existantes pour tenter de protéger la santé des personnes, et les méthodes à mettre en œuvre reposent sur l’élimination des moustiques ou la suppression des lieux qui leur permettent de se développer. Cette approche ne peut pas prendre pas en compte les convictions de tous, mais c’est une des contraintes de la vie en société.
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LES RUCHES

-  Quelle est l’attitude à adopter si je possède des ruches dans la zone à traiter ?

Les recommandations ont été établies par le Service du Développement Rural suite à des tests réalisés avec l’aide d’apiculteurs volontaires. Elles sont résumées dans un document présent sur ce site. Des informations peuvent aussi être obtenues au Service du Développement Rural au 40 42 81 44.

LES INSECTICIDES

-  Comment faire pour que le Centre d’hygiène et de salubrité publique vienne pulvériser de l’insecticide chez moi ?

Le Centre d’hygiène et de salubrité publique ne procède pas à des traitements à la demande du public.
Les traitements contre les moustiques adultes par pulvérisation sont effectués uniquement suite à des signalements de cas de dengue ou d’autre arbovirose par la Direction de la Santé qui les obtient elle-même des laboratoires d’analyse. Des traitements à plus grande échelle peuvent aussi être effectués, mais les zones traitées sont choisies par les autorités sanitaires.
Si vous avez un problème de moustiques que vous ne pouvez pas résoudre, vous pouvez appeler le Centre d’hygiène et de salubrité publique pour obtenir des conseils, et éventuellement solliciter une intervention pour destruction de gîtes à moustiques.



-  Quels sont les produits utilisés par le centre d’hygiène pour la lutte contre les moustiques ?


Les insecticides utilisés par le Centre d’hygiène et de salubrité publique sont recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour cette utilisation. Les doses utilisées respectent aussi les recommandations de cette organisation. Les concentrations sont volontairement faibles pour éviter tout risque pour la population, et c’est aussi pourquoi l’insecticide n’a pas d’effet sur les larves dans les gîtes ni d’effet durable contre les moustiques adultes.
Le Centre d’hygiène et de salubrité publique utilise actuellement en alternance des insecticides de la famille des organophosphorés et des pyréthrinoides de synthèse. L’alternance des familles permet d’éviter en partie les pertes de sensibilité des moustiques aux insecticides.


-  Quels sont les produits utilisés pour les pulvérisations contre les moustiques adultes ?


L’Aqua-K-Othrine. Cette spécialité commerciale comporte de la deltaméthrine comme substance active. La dose utilisée est de l’ordre d’un gramme par hectare (soit environ deux stades de football), ce qui est entre 4,5 et 12,5 fois moins que ce qui est utilisé en agriculture.


-  Quels sont les produits utilisés pour lutter contre les moustiques au stade de larves dans les gîtes à moustiques ?


Le Vectobac qui est fabriqué à base de Bti (toxine produite par la bactérie Bacillus thuringiensis var israelensis – sérotype H14).

-  Les produits utilisés sont-ils autorisés en Europe ?


Le Vectobac et l’Aqua K-Othrine sont autorisés en Europe. Ils sont également recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé pour les utilisations prévues et aux doses utilisées (larvicides et adulticides).

-  Pourquoi est-ce qu’on n’utilise pas pour lutter contre la dengue du Icon ou autres produits connus que conseillent les magasins ?

Les produits utilisés par les applicateurs professionnels ou vendus aux particuliers par les magasins spécialisés ne sont pas applicables à grande échelle à cause de la concentration et de leur mode d’action, notamment la rémanence. Les familles d’insecticides sont par contre les mêmes (exemple : dans le Icon, la substance active est la lambda-cyhalothrine, et dans l’Aqua-K-Othrine, c’est de la deltaméthrine. Les deux substances appartiennent à la famille des pyréthrinoïdes de synthèse). Les aérosols appliqués à grande échelle (lutte de masse) agissent par contact entre des gouttelettes très fines et les moustiques lorsqu’ils les percutent. Les produits utilisés par les particuliers ou les applicateurs agissent le plus souvent par contact lorsque le moustique se pose sur une paroi traitée. Ce mode d’action nécessite des concentrations plus élevées qui permettent une action beaucoup plus durable que les traitements par aérosols. Il ne serait pas possible de les utiliser à grande échelle sans risque pour la population et l’environnement.

-  Est-ce que les traitements chimiques sont dangereux, et pour qui ou quoi ?

Les traitements larvicides avec le Vectobac (Bti) sont très peu dangereux pour qui que ce soit. Les traitements adulticides avec l’Aqua-K-Othrine (deltaméthrine) peuvent être dangereux pour les abeilles et les poissons en cas de surdosage si l’exposition est importante. Les animaux domestiques et les humains n’ont rien à craindre à la dose utilisée.

-  Combien de temps persiste l’effet de l’insecticide utilisé contre les moustiques adultes ?

L’effet de l’insecticide utilisé contre les moustiques et produit par les générateurs d’aérosols se limite au temps pendant lequel les gouttelettes d’aérosol restent en suspension dans l’air (1 à 2 heures suivant les conditions météorologiques). Après, le produit est dégradé rapidement par les ultra-violets solaires ou entrainé au sol par la pluie.

-  Combien de temps persiste l’effet du larvicide utilisé contre les larves de moustiques ?

Au maximum 2 semaines. Les stades les plus gros (larves de stade 4 et surtout nymphes) risquent de ne pas être touchés par le produit. Le larvicide ne constitue donc qu’une solution temporaire. Seule l’élimination définitive du gîte, son nettoyage régulier (hebdomadaire) ou son colmatage pour empêcher l’accès aux moustiques peuvent avoir un impact durable.



-  Quels produits puis-je utiliser contre les moustiques chez moi ?

  • des produits pour se protéger des piqûres : répulsifs cutanés, tortillons, diffuseurs ;
  • des produits pour tuer les moustiques (produits rémanents qui peuvent agir plusieurs semaines, appliqués sur les murs, la végétation, les bords de dalles, sous les pilotis) ;
  • des produits larvicides, pour tuer les larves de moustiques, à n’utiliser de préférence que s’il n’y a pas moyen d’éliminer définitivement le gîte ou de le rendre inaccessible aux femelles de moustiques afin qu’elles ne puissent pas y pondre.

Respectez les recommandations des fabricants pour votre sécurité et celle de vos proches. Les magasins spécialisés sont normalement en mesure de vous conseiller pour le choix des produits.



-  J’ai été exposé aux insecticides du Centre d’hygiène et de salubrité publique, est-ce dangereux ?


Les insecticides utilisés par le Centre d’hygiène et de salubrité publique sont recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé pour cette utilisation. Les doses utilisées respectent aussi les recommandations de cette organisation. Aucun problème d’intoxication n’a jamais été observé en Polynésie française à l’occasion des traitements contre la dengue. C’est aussi valable pour les animaux domestiques, à l’exception des poissons et des abeilles qui sont très sensibles aux insecticides utilisés.


-  Si les agents de la pulvérisation passent pendant mon petit déjeûner pris sur la terrasse, est-ce que je dois jeter la nourriture présente sur la table ?
Il n’y a pas de risque à consommer la nourriture, comme il n’y a pas de risque d’ailleurs à ce que la personne reste chez elle pendant le traitement. Les quantités d’insecticide qui vont se retrouver sur la nourriture sont très faibles.

-  Si les produits utilisés pour la lutte contre les moustiques ne sont pas dangereux pour les hommes, pourquoi est-ce que ceux qui les appliquent portent un harnachement de cosmonaute pour se protéger ?

Les agents qui appliquent les produits y sont exposés constamment pendant plusieurs heures par jour dans le cadre de leur travail alors que la population n’y est exposée que très ponctuellement.

-  Quelles entreprises peuvent traiter contre les moustiques ?

Seules les entreprises agréées (liste disponible sur notre page consacrée à la réglementation sur les pesticides) sont autorisées à le faire. Elles sont aussi en mesure de traiter contre les termites, les cafards, les rats et autres nuisances, ce que le CHSP ne fait pas.

-  Un malade atteint de la bronchite chronique se trouve dans une zone traitée avec de la deltaméthrine. Peut-il rester à la maison ? Quelles mesures prendre ?

Dans les conditions d’utilisation qui sont celles de la campagne en cours, il n’y a aucun risque pour la santé humaine, y compris chez les personnes malades ou fragiles (bronchitiques, asthmatiques, insuffisants respiratoire, etc, ..), . Les risques éventuels n’existent qu’en cas de contact direct massif avec le produit par les utilisateurs. Lors d’expositions anormales, des paresthésies au niveau des zones de contact (visage, avant-bras) peuvent apparaître : sensations de picotement, d’engourdissement, de brûlures. Elles apparaissent dans un délai d’une demi-heure à deux heures après l’exposition, avec maximum d’intensité vers la sixième heure puis régressent en une journée. Une toxicité neurologique n’est décrite que dans des conditions de travail inappropriées (manipulation à trop forte concentration, sans protection, pulvérisation contre le vent, chaleur et travail intenses…). L’inhalation d’aérosols concentrés peut provoquer une broncho-constriction en cas d’antécédents de bronchite chronique ou d’asthme. Les manifestations respiratoires après exposition accidentelle lors de l’épandage sont : signes irritatifs modérés (toux, sensation d’irritation et de gène respiratoire) et absence de signes à l’auscultation . Il n’y a pas de traitement spécifique, les signes respiratoires régressent spontanément en quelques minutes. En cas d’aggravation et/ou présence de signes à l’auscultation et/ou d’antécédents d’affection respiratoire (BPCO, asthme, …) on peut administrer des béta2-mimétiques ; la surveillance hospitalière est à discuter selon la tolérance clinique.


-  Quelles sont les recommandations pour une personne sous assistance respiratoire à domicile lors du traitement adulticide


Voir réponse précédente.

-  Je suis enceinte de 4 mois et je ne veux pas prendre de risque pour le bébé. Que faut-il faire ?

Voir réponse précédente.

-  Quels sont les risques de la deltaméthrine pour l’environnement ? Quelle est la spécialité commerciale utilisée ?
Le produit utilisé est de l’Aqua K-Othrine comportant 20 grammes par litre de deltaméthrine. Il est dilué à l’eau et pulvérisé à la dose de 1 gramme de deltaméthrine par hectare. A cette dose, la deltaméthrine ne présente aucun risque pour les mammifères ni les oiseaux. Le produit est dégradé très vite dans l’environnement. Les études réalisées notamment à La Réunion après une utilisation massive lors de l’épidémie de Chikungunya n’ont pas permis de déceler d’impact sur les différents compartiments environnementaux. Lors de l’application, les abeilles et les poissons doivent cependant être protégés pour éviter tout dommage.

-  Est-ce que la pulvérisation d’insecticide est nocive pour les animaux domestiques (chat, chien) ?

Non, il n’y a pas de risque pour les mammifères à la dose utilisée.

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LES OPÉRATIONS DE LUTTE A GRANDE ÉCHELLE (lutte de masse)


-  Qui décide de la nature des opérations ?

Les services du Pays, en collaboration avec la Direction de la Défense et de la Protection Civile (Haut-Commissariat), l’Institut Louis Malardé, des experts extérieurs (notamment envoyés par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ou encore l’EPRUS (Etablissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires – un organisme métropolitain) ou consultés par visioconférence ou e-mail.

-  A quoi a servi la venue ou la consultation d’experts extérieurs à la Polynésie pour nous aider à lutter contre les épidémies ?

A définir la stratégie de lutte contre le zika, notamment en se basant sur la stratégie adoptée dans d’autres pays, et notamment à La Réunion qui a connu une importante épidémie de chikungunya en 2005-2006. Le personnel de La Réunion dispose donc d’une bonne expérience de l’organisation d’opérations de lutte contre les moustiques à grande échelle.

-  Pourquoi est-ce qu’on n’utilise pas du malathion pour les traitements de masse, est-ce que c’est trop dangereux ?

Le malathion continue à être recommandé pour les traitements contre les moustiques par l’Organisation Mondiale de la Santé et ne présente pas de danger particulier s’il est utilisé correctement. C’est aussi le cas de la deltaméthrine qui lui a été préférée cette fois car sa présentation et la possibilité de diluer la spécialité à l’eau facilitent la logistique. Le malathion et la deltaméthrine appartiennent à deux familles chimiques différentes. Les problèmes de pertes de sensibilité des moustiques aux insecticides d’une famille auxquels ils sont fréquemment soumis incitent à l’alternance des familles chimiques quand les dispositions réglementaires le permettent, ce qui est pour l’instant le cas dans notre Pays.

-  Quelles sont les objectifs de la mise en œuvre des opérations de masse contre les moustiques ?
Le principal objectif est de ralentir l’évolution des épidémies en cours, comme le chikungunya, ainsi que l’apparition de complications graves telles que le syndrome de Guillain-Barré (complication rare pouvant entraîner une paralysie complète mais temporaire) ou les formes hémorragiques de dengue. En ralentissant les épidémies, on cherche à éviter que les structures de soins soient saturées. Par ailleurs, les actions permanente de lutte contre les gîtes à moustiques devraient aussi permettre de limiter le risque qu’une épidémie d’une arbovirose que nous n’avons pas encore eu s’implante si une personne porteuse de virus entrait dans le Pays.

-  Quels types d’opérations sont menées dans le cadre de la campagne de démoustication de masse pour lutter contre le zika, la dengue ou le chikungunya ? Pourquoi faut-il supprimer les gîtes à moustiques si on pulvérise déjà du produit ?
Les campagnes de masse comprennent deux types d’actions : 1) La lutte contre les moustiques adultes porteurs de virus (par insecticides « adulticides ») 2) La lutte contre les moustiques au stade de larves (par élimination des gîtes à moustiques ou traitement des gîtes à l’aide de « larvicides » - Le produit pulvérisé contre les moustiques adultes ne permet pas de détruire les larves dans les gîtes à moustiques, et de nombreux moustiques peuvent donc émerger rapidement après la pulvérisation. Il n’y a qu’en supprimant les gîtes à moustiques que la suppression des moustiques adultes peut être durable.

-  Pourquoi est-ce que les traitements contre les moustiques adultes ne sont pas faits à titre préventif avant les épidémies ?

Les traitements contre les moustiques adultes ne sont effectués qu’en cours d’épidémie mais pas en période inter-épidémique car ils sont alors inutiles. Ils ne touchent pas les larves dans les gîtes. Lorsqu’on procède à ces traitements, l’objectif est d’éliminer les moustiques déjà adultes et porteurs de virus, mais de nouveaux moustiques (non porteurs de virus) ne tardent pas à sortir des gîtes et à les remplacer. Le seul moyen d’agir durablement à titre préventif est d’éliminer les gîtes à moustiques, ou d’envisager de mettre en œuvre des méthodes innovantes basées par exemple sur l’utilisation d’insectes stériles.


-  Qui fait quoi dans le dispositif de lutte contre les moustiques ?
1) Les agents communaux procèdent à la supression des gîtes à moustiques et aux traitements par larvicide biologique des gîtes qui ne peuvent pas être supprimés. 2) Les agents du Pays sont chargés des traitements contre les moustiques adultes par aérosols insecticides. Ils sont issus des divers services comme le SDR ou la DEQ. Ils procèdent aussi aux opérations d’évaluation en collaboration et sous la supervision des spécialistes de l’Institut Louis MALARDE. Le Centre d’hygiène et de salubrité publique, placé sous l’autorité de la direction de la santé, organise ces activités, s’occupe des aspects matériels et de la formation des agents. Le Bureau de la Veille Sanitaire joue un rôle décisif dans la collecte et l’analyse des données épidémiologiques. 3) L’Institut Louis Malardé apporte son expertise en entomologie médicale à tous les niveaux, ainsi que des moyens humains et techniques pour la réalisation des opérations d’évaluation.


-  Qui réalise les pulvérisations contre les moustiques adultes ?

Les pulvérisations contre les moustiques adultes sont réalisées par des agents du Pays (du Service du Développement Rural notamment) venus en renfort des agents du CHSP.


-  Qui procède aux visites de domiciles pour la recherche et l’élimination des gîtes à moustiques ?

Les agents communaux. Ils peuvent aussi être amenés à traiter certains gîtes avec une produit larvicide sans danger.


-  Est-ce que les agents qui passent à domicile pour éliminer les gîtes à moustiques repasseront souvent ?

Il ne faut pas compter sur des passages répétés de la part des agents communaux dont ce n’est pas le travail habituel, mais bien plutôt éviter soi-même la création de nouveaux gîtes et continuer à vider toutes les semaines les gîtes existant s’il n’est pas possible de les éliminer.


-  Est-ce que les communes vont faire cette sensibilisation maison par maison chaque année ?

Chaque commune pourra déterminer l’utilité de répéter ou non ce type d’opération. La survenue d’autres épidémies pourra aussi mener à des actions similaires, mais le but à atteindre est que chacun chez soi prenne en charge ses propres gîtes à moustiques sans attendre le passage d’agents communaux ou autres.

-  Quelles conditions météo s’opposent aux traitements contre les moustiques adultes ?

La pluie et le vent fort.


-  Quelles sont les composantes des opérations d’évaluation de l’efficacité des actions de lutte anti-vectorielle ?
1) Une évaluation de l’impact des passages sur la proportion de gîtes à moustiques (par comparaison d’indices larvaires avant et après passage). 2) Une évaluation directe des effets des traitements insecticides contre les moustiques adultes par placement de cages à moustiques sur le passage des véhicules de traitement. 3) Une évaluation des populations de moustiques adultes avant et après traitement par utilisation de deux types de pièges visant des écotypes différents du moustique (BG Sentinel Traps et Gravid Aedes Traps)

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LES ACTIONS DE PREVENTION


-  Quelles mesures sont prises au niveau des points d’entrée pour empêcher l’arrivée du chikungunya ?
Des mesures d’information (distribution de dépliants, affichage, annonces) afin d’inciter les personnes déjà malades ou qui le deviendraient lors de leur séjour à se signaler. Il sera ainsi possible que des mesures de lutte contre les moustiques ou de protection individuelle soient prises dans les environs immédiats du patient avant que la maladie puisse se disséminer.
-  Quelles mesures sont prises pour éviter la propagation des arboviroses à d’autres pays ?
Des mesures d’information des autres pays sur l’existence de la maladie dans notre Pays, suivant une procédure prévue par le Règlement Sanitaire International édicté par l’Organisation Mondiale de la Santé. L’information des autres pays leur permet de prendre les mesures adaptées en fonction notamment de la présence ou non de vecteurs aptes à la transmettre, pour tenter d’éviter la dissémination de la maladie sur leur territoire. Il n’est pas possible d’empêcher les gens de voyager pour éviter qu’ils disséminent les maladies.


-  Pourquoi est-ce qu’il faut protéger particulièrement les personnes malades des piqûres de moustiques alors qu’elles sont déjà malades ?

Il faut protéger les personnes malades car c’est pendant la durée de la maladie que la personne est porteuse de virus et que les moustiques peuvent se contaminer en piquant ces personnes et propager ensuite le virus à d’autres personnes. Il est possible d’utiliser diverses méthodes de protection individuelle pour tenter d’empêcher que les personnes malades soient piquées. Par exemple : les diffuseurs électriques, les moustiquaires pour les personnes alitées, et les répulsifs cutanés.

LES AUTRES TECHNIQUES DE LUTTE CONTRE LES MOUSTIQUES


-  Pourquoi est-ce qu’on n’utilise pas les techniques de l’insecte stérile pour lutter contre la dengue, le zika ou le chikungunya en Polynésie ?

Les techniques de ce type sont encore pour l’essentiel au stade d’études pilotes certes prometteuses mais qu’il n’est pas possible de mettre en œuvre immédiatement pour répondre à une situation d’urgence. Leur mise en œuvre demande des moyens et des études préalables importants, et une synergie avec des opérations d’évaluation et de communication.
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LES MALADIES LIEES AUX MOUSTIQUES


-  La survenue de la dengue, du zika ou du chikungunya a-t-elle un lien avec la réalisation des essais nucléaires en Polynésie ?

Il n’existe pas de lien direct, la meilleure preuve en étant que beaucoup d’autres Pays ou communautés du Pacifique ou dans le Monde ou aucun essai nucléaire n’a jamais eu lieu sont touchés par les mêmes maladies.


-  Y-a-t-il encore d’autres maladies qui peuvent être transportées par les moustiques à part la dengue, le zika et le chikungunya ?

Oui, les moustiques transmettent aussi la filariose lymphatique humaine et la filariose cardiaque du chien en Polynésie, et nos moustiques sont aussi capables de propager d’autres agents pathogènes si ces agents parviennent dans notre Pays.

-  Est-ce que la POD protège contre la dengue, le zika ou le chikungunya ?

Non, elle sert à lutter contre la filariose lymphatique (et présente l’avantage de lutter aussi contre les vers intestinaux).

LA DENGUE

-  J’ai la dengue, que dois-je faire ?

Si vous pensez avoir la dengue, allez chez le médecin qui pourra faire confirmer le diagnostic par des analyses.
D’autres maladies graves peuvent ressembler à la dengue, la leptospirose par exemple. Ne prenez que des médicaments à base de paracétamol (sauf si votre médecin vous conseille autre chose) et essayez de vous hydrater abondamment. Surveillez l’évolution des symptômes aux alentours du quatrième ou cinquième jour de maladie, notamment chez les enfants, cette phase est critique et toute aggravation doit conduire à une consultation rapide.
Si vous voulez éviter que quelqu’un de votre entourage l’attrape aussi, il faut absolument éviter d’être piqué par les moustiques. La protection individuelle (répulsifs, tortillons, diffuseurs, moustiquaire, climatisation, vêtements couvrants) est un moyen.
La lutte régulière contre les gîtes à moustiques est encore plus efficace.

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LA FILARIOSE

-  Comment fait-on pour se procurer de la notézine (lutte contre la filariose) ?

La notézine est disponible uniquement sur ordonnance (voir votre médecin) ou lors des distributions de masse organisées par la Direction de la Santé. Si vous avez raté la distribution, la notézine reste disponible quelques semaines dans certains points comme les dispensaires.
Les campagnes de distribution sont basées depuis 2010 sur l’obligation de prendre les comprimés sur place (POD = Prise Observée Directe).

Les campagnes de masse fonctionnent si la prise des traitements est simultanée. Il est inutile de prendre de la notézine en dehors des périodes de campagnes de masse sauf si un médecin vous l’a prescrite.


-  Est-ce que la notézine me protège de la filariose ?

La notézine distribuée lors des campagnes de masse ne protège pas complètement de la filariose.
Son action se concentre sur les filaires déjà présentes dans l’organisme, en les tuant parfois, et en empêchant la production de larves de filaires pendant plusieurs mois.
Or, ce sont les larves de filaires que les moustiques transmettent à d’autres personnes. En éliminant de façon temporaire la production de larves par les filaires adultes, on empêche la transmission de la maladie.
Si on ne veut pas attraper la filariose, il faut éviter les piqûres de moustiques.

LE PALUDISME

-  Est-ce que le paludisme peut arriver en Polynésie ?

Les moustiques capables de transmettre cette maladie n’existent pas actuellement en Polynésie française.

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