Accueil > Lutte contre les moustiques > Les nonos

Les nonos

Les nonos ne sont pas des moustiques !

Quatre espèces de nonos (comme pour les moustiques, seules les femelles piquent) :


voir aussi net.pf


Culicoides belkini : le nono du littoral des Tuamotu et Iles-sous-le-Vent

Ce nono est aussi présent aux Iles-du-Vent. C’est le nono du bord de mer qui pique en nombre important au lever et au coucher du soleil ou un peu avant si le ciel est couvert. Ses larves se développent dans la vase légèrement saumâtre près des embouchures de rivières, dans les anciens « Hoa » aux Tuamotu et dans les terriers de crabes terrestres (Cardisoma carnifex).

Culicoides insulanus : le nono des vallées de la Société

La répartition précise de ce nono est inconnue car il est assez rarement rencontré. Il s’agit d’un nono encore plus petit que le précédent qui se reproduit dans les bananiers pourrissants. Les densités sont faibles, et seules quelques piqûres sont ressenties aux alentours du coucher du soleil. Si vous êtes piqué loin du bord de mer ailleurs qu’aux Marquises, c’est probablement ce nono qui en est responsable.

Simulium buissoni : le nono des rivières de Nuku-Hiva et Eiao (Marquises).

Ce nono ressemble à une petite mouche noire un peu bossue. Il tire son nom anglais « blackfly » de cette ressemblance. Il est cantonné dans les deux îles des Marquises Nord déjà mentionnées. Ses larves qui se fixent sur les rochers, les feuilles ou les racines immergés se développent en filtrant l’eau des rivières. Ce nono pique toute la journée. A noter que d’autres simulies (nonos de la même famille) existent en Polynésie, mais par chance elles ne piquent pas l’homme. Il s’agit par exemple des petites mouches noires qui pénètrent dans les narines et les oreilles lorsqu’on se promène dans les rivières à Tahiti.
Cette espèce ne transmet pas de maladie à notre connaissance en Polynésie française, mais d’autres espèces de la même famille sont responsables de la transmission du ver qui cause l’onchocercose (cécité des rivières) en Afrique.

Leptoconops albiventris : le nono des plages des Marquises

Ce très petit nono pique dans la journée et particulièrement quand le temps est beau et calme, c’est-a-dire quand on a envie de fréquenter les plages où il vit... Il peut atteindre des densités très élevées. Sa biologie demeure relativement mal connue.